Mlle Louise
 
En 2003, Stéphane Rousson crée l’association Endlessflyers dont le but est de concevoir, développer, promouvoir, expérimenter et faire découvrir au public des engins volants.
Pendant 5 ans, il travaille sur un projet terriblement audacieux : traverser la Manche en ballon dirigeable à pédales, ballon qu’il a baptisé "Mlle Louise"

"Mlle Louise" est un ballon de seize mètres de long, empli de 160 mètres cubes d'hélium.

Le mode de propulsion, musculaire par pédalage, est possible grâce à une selle et un pédalier, situés sous le ballon.

A la force du mollet, il est possible d’actionner deux hélices en carbone de 3m de diamètres, qui tirent vers l'avant, vers le haut ou vers le bas.
 
2008, Stéphane s’entraîne dans le hangar d'Ecausseville-Montebourg afin de mettre au point les derniers détails de pilotage et de réglage de son dirigeable. Il profite d’un immense hangar, justement bâti en 1919 pour accueillir les plus légers que l'air
 
Le chanteur Julos Beaucarne a eu la chance d'y pénétrer et même de voler sur l'appareil de Stéphane :

« Le 5 mai 08 dans la cathédrale d’Ecausseville, j’ai eu la chance et le bonheur d’essayer le dirigeable de Stéphane Rousson, de monter lentement en mettant les deux hélices à l’horizontale, toutes les manoeuvres étaient extrêmement douces et lentes, le déplacement se faisait sans bruit, c’était une sorte de méditation profonde, un vrai bonheur... une manière de goûter l’extrême lenteur si rare aujourd’hui. »

(extrait de www.julos.be )
     
Le 10 juin 2008, Stéphane Rousson est prêt pour relever le défi. Mais au moment du départ, des vents trop forts (plus de 5 nœuds) le forcent à retarder cette belle et unique aventure, inédite et respectueuse de l’environnement.
 
2ème tentative :
dimanche 28 septembre, le ballon décolle de la plage de Hythe (près de Douvres). Il aurait normalement dû se poser sur la plage de Wissant (Pas-de-Calais).

Mais la météo n’a pas été favorable jusqu'au bout. Stéphane a en effet été stoppé à 10 milles nautiques (environ 18 km) des côtes françaises par des vents contraires.

Mais ce n’est que partie remise, et gageons que nous retrouverons Stéphane pour tester de nouvelles machines dans le hangar.

Stéphane Rousson
http://www.zeppy.org/